Noir Artist alias Lucien Gilson

Quand l’art s’habille de noir

Portrait-Lucien

NOIR Artist, alias Lucien Gilson a exposé le 2 avril au Palais de Tokyo à Paris dans le cadre du concours Art & Care. Un beau prétexte pour explorer l’univers de ce jeune artiste liégeois de 25 ans.

«Noir c’est noir» chantait Johnny Halliday mais dans le noir de Lucien Gilson, il y a une belle étincelle de lumière. J’ai découvert le travail de NOIR Artist dans le salon de coiffure liégeois Vic+Or et je suis tombée en pâmoison devant la fresque qu’il avait réalisée. Du noir, rien que du noir. La «non couleur» est son nom d’artiste et sa marque de fabrique. Peinture acrylique, fusain, crayon pierre noire ou aérosol, ses médiums sont multiples mais le seul pigment qu’il utilise est le noir. Pas de gris, ni de blanc non plus, juste du noir mais un noir tout en nuances d’où il fait naître la lumière comme une matière du bout de ses pinceaux.

Multiples aussi sont ses formats, supports et sources d’inspirations. Noir Artist réalise des peintures, des dessins, des fresques monumentales et son inspiration lui vient de sources différentes comme la publicité, l’art baroque, le tatouage et le Pop Art.

FiestaClub

Dans un esprit warholien 2.0, NOIR Artist cherche l’image qui va interpeller son regard dans les magazines, publicités, film de super héros, BD, sur le Web, dans les news people mais aussi dans la peinture baroque ou l’iconographie chrétienne. Chaque image brute est ensuite recadrée, triturée, détournée pour s’intégrer dans des carambolages visuels à haute teneur narrative.

Le résultat de ses associations visuelles : des miroirs de notre époque et de notre société de surconsommation.

« J’ai grandi dans la bulle Internet et les engrenages vers la société de surconsommation. J’ai toujours été fasciné par l’aspect éphémère des choses, la vitesse à laquelle arrivent et repartent les informations. Des publicités en surabondance à chaque coin de rue, à chaque page de magazine. Nos yeux deviennent esclaves sans que l’on s’en aperçoive. Les thèmes de mon travail se sont naturellement portés vers le monde de la publicité et de la consommation. Plus précisément sur le constat que l’homme contemporain perd peu à peu la vision du beau dans un monde qui l’assaillit chaque jour un peu plus d’informations superflues (…) Mes réalisations sont souvent saturées d’informations, il y a très peu de respiration. L’œil se perd dans la composition, il ne trouve pas de repos dans le moindre espace blanc. »

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www.noir-artist.com